+33 1 88 31 04 96 Devis confidentiel
Service entreprise

Arrêt maladie abusif : vérifier sans vous exposer.

Nous documentons les faits avec discrétion lorsque l’arrêt maladie semble masquer une activité incompatible, concurrente ou frauduleuse.

Droit socialFilatureRapport CPHCNAPS
Contrôle discret d une activité incompatible avec un arrêt de travail
Le périmètre

En quoi consiste une enquête sur arrêt maladie suspect

Un arrêt de travail suspend le contrat, pas toutes les obligations. La distinction fondatrice est la suivante.

L'enquête privée ne porte pas sur le diagnostic, le bien-fondé médical de l'arrêt ou l'aptitude du salarié : ces questions relèvent du médecin. Elle ne peut rechercher que des faits matériels directement liés au manquement professionnel précisément soupçonné, dans le cadre d'une finalité légitime, nécessaire et strictement proportionnée. Le fait qu'une scène soit visible depuis l'espace public ne suffit pas, à lui seul, à rendre licite une surveillance prolongée : la durée, les horaires, les lieux, les personnes observées et l'existence de moyens moins intrusifs doivent être examinés avant toute mission.

C'est le sens de notre étude de faisabilité : elle ne sert pas seulement à chiffrer, elle sert d'abord à vérifier que la mission envisagée est juridiquement défendable.

Signaux utiles

Ce que l’enquête peut établir

L’objectif n’est pas de surveiller une vie privée, mais de vérifier un fait professionnellement pertinent : activité, concurrence, déplacement, contradiction manifeste.

Activité concurrente

Preuves d’une activité pour un concurrent, une société créée ou un client détourné.

Travail dissimulé

Présence répétée sur un lieu d’activité, horaires, trajets et actes constatés.

Rapport social

Restitution exploitable pour entretien, avocat ou conseil de prud’hommes.

Notre méthode

Un déroulé prudent et documenté

Nous sécurisons le dossier avant la collecte pour limiter le risque de preuve contestée.

01

Échanges RH

Contrat, poste, arrêt, soupçons, éléments internes et historique.

02

Validation

Intérêt légitime, proportionnalité et durée d’observation.

03

Terrain

Surveillance ciblée aux dates et lieux pertinents.

04

Recoupement

Vérification administrative ou OSINT si nécessaire.

05

Rapport

Chronologie, photos si utiles, annexes et synthèse.

Avant de décider

Les signes qui motivent une vérification

Aucun de ces signaux ne prouve quoi que ce soit isolément. C'est leur accumulation qui justifie de vérifier avant de décider.

Des arrêts courts et répétés, systématiquement accolés aux week-ends, aux ponts ou aux périodes de forte activité. Des prolongations successives sans évolution apparente de la situation. Des signalements de collègues ou de clients qui disent avoir vu le salarié travailler ailleurs. Une activité visible sur les réseaux sociaux incompatible avec les restrictions déclarées, chantier, compétition sportive ou travail saisonnier. Un arrêt déposé immédiatement après un refus de congés, un entretien de recadrage ou l'annonce d'une réorganisation.

L'enquête sert précisément à trier. Dans une partie des dossiers, l'observation ne confirme pas le soupçon, et ce résultat négatif, documenté, vaut mieux qu'une procédure engagée sur une rumeur. Une règle de conduite complète ce tri : l'observation est cantonnée aux plages horaires correspondant à l'activité professionnelle supposée. Nous ne suivons jamais la personne en dehors de ces créneaux.

Cadre légal

Un cadre exigeant, et c'est ce qui protège votre dossier

C'est la question que tout employeur pose en premier : a-t-on le droit ? La réponse tient en trois principes.

Premier principe, la nécessité et la proportionnalité. L'article L. 1121-1 du code du travail interdit les restrictions aux droits et libertés qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. Avant toute enquête, l'employeur doit donc documenter des indices concrets et sérieux, définir un objectif légitime, vérifier qu'aucun moyen moins intrusif ne permet de l'atteindre et limiter strictement le périmètre et la durée des opérations.

Deuxième principe, la loyauté du procédé. Des constatations purement matérielles, effectuées régulièrement dans un lieu ouvert au public, peuvent être admises. En revanche, un procédé clandestin fondé sur un stratagème est déloyal. Une filature ou une prise d'images depuis l'espace public n'est toutefois pas automatiquement licite : le juge examine la nécessité de la preuve, l'étendue et la durée de la surveillance, l'existence de moyens moins intrusifs et la proportionnalité de l'atteinte à la vie privée.

Troisième principe, le traitement de la preuve au procès. Depuis l'arrêt d'Assemblée plénière du 22 décembre 2023 (n° 20-20.648), une preuve obtenue de manière illicite ou déloyale n'est plus automatiquement écartée du procès civil. Le juge ne peut toutefois l'admettre que si sa production est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et si l'atteinte portée aux droits du salarié est strictement proportionnée au but poursuivi. Cet arrêt n'autorise donc pas une surveillance libre : l'employeur doit, avant toute mission, documenter l'objectif, les indices disponibles, les alternatives moins intrusives et le périmètre exact de l'enquête.

Ce cadre est la raison d'être du protocole décrit plus haut : cadrage écrit, observation mesurée, rapport factuel. Un dossier social se gagne autant sur la forme de la preuve que sur son contenu.

Le livrable

Ce que contient le rapport remis à votre avocat

Le rapport s'ouvre sur un exposé chronologique des observations : dates, heures, lieux, faits constatés, sans interprétation. Il joint des photographies horodatées lorsque les conditions de prise de vue sont légales, rappelle l'identification de l'agent et son agrément CNAPS ainsi que le mandat, et se referme sur une synthèse orientée décision : les faits établis, ceux qui restent incertains, les suites possibles à discuter avec votre conseil.

Un rapport circonstancié peut être versé à une procédure prud'homale. Son admissibilité et sa force probante relèvent de l'appréciation du juge, notamment au regard de la licéité et de la loyauté des opérations, de la nécessité de sa production, de la proportionnalité de l'atteinte éventuelle aux droits du salarié et du débat contradictoire. Aucune issue procédurale ne peut être garantie.

Cadre légal

Un dossier social exige de la mesure

  • Les observations doivent répondre à un intérêt légitime de l’employeur.
  • La surveillance doit rester proportionnée au but poursuivi.
  • Les éléments privés non pertinents sont exclus du rapport.
  • Le rapport doit être factuel, loyal et circonstancié.

Source externe : Code du travail - Légifrance

Cas client anonymisé

Activité concurrente documentée en 4 jours

Un salarié en arrêt longue durée participait à des rendez-vous commerciaux pour une structure concurrente. Les observations ciblées ont permis de confirmer les faits et d’orienter la stratégie disciplinaire avec l’avocat.

Budget

Comment se construit le chiffrage

Les forfaits par durée d'observation reposent sur trois facteurs. La durée et les créneaux d'observation d'abord : un salarié soupçonné de travailler le samedi ne s'observe pas aux mêmes heures qu'une activité en semaine. La zone géographique ensuite, avec une grille horaire de 70 à 100 € HT pour les professionnels selon la zone. Les moyens engagés enfin, un ou deux agents, avec ou sans véhicule. L'étude de faisabilité, gratuite, aboutit à un devis ferme avant tout engagement.

Budget & orientation

Forfaits selon durée d’observation

La surveillance dépend de la durée utile, du nombre d’agents et de la zone. Le devis précise le plafond avant intervention.

4 h à 40 hChoix de volume terrain
1 ou 2 agentsSelon risque et mobilité
Rapport inclusSynthèse et annexes
Liens internes

Continuer votre parcours

Ces pages rapprochent votre besoin, la méthode d'enquête, les tarifs et les zones d'intervention pour construire un dossier cohérent.

Vos réflexes

Employeur : les réflexes qui préservent votre dossier

La plupart des dossiers d'arrêt abusif qui échouent ne butent pas sur les faits, mais sur la manière dont l'employeur a réagi avant de constituer la preuve.

Ne confrontez pas le salarié sur la base d'une rumeur. Une accusation verbale sans preuve inverse le rapport de force et alerte l'intéressé, qui ajustera son comportement pendant la période où l'observation aurait été utile.

N'utilisez pas de faux profil pour accéder à un contenu privé et ne sollicitez pas un témoignage par pression, menace ou promesse. Un élément obtenu par fraude, stratagème ou atteinte aux droits d'autrui peut être écarté, exposer son auteur à une responsabilité distincte et compliquer la stratégie probatoire. Préservez les éléments déjà obtenus licitement, sans nouvelle manipulation, puis demandez conseil à votre avocat avant toute collecte complémentaire.

Notez les faits dès maintenant : dates des arrêts, coïncidences avec les plannings, signalements reçus, qui, quand, quoi. Cette chronologie interne, même informelle, cadre l'étude de faisabilité et raccourcit la mission.

Associez enfin votre conseil tôt. L'avocat qui plaidera le dossier a son mot à dire sur le niveau de preuve à atteindre. Calibrer la mission avec lui évite de payer des vacations superflues, ou d'en manquer une décisive.

Un arrêt suspect ne se traite pas à l’instinct.

Nous cadrons d’abord la preuve utile, puis nous intervenons uniquement si l’enquête est proportionnée.

Jurisprudence de référence

Ce que la Cour de cassation a réellement jugé

Cass. ass. plén., 22 déc. 2023, n° 20-20.648

Une preuve obtenue de manière déloyale peut être recevable si elle est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et si l'atteinte est strictement proportionnée au but poursuivi.

Cass. soc., 26 nov. 2002, n° 00-42.401

La filature d'un salarié disproportionnée aux intérêts légitimes de l'employeur est un mode de preuve illicite — d'où notre cadrage strict de chaque mission sociale.

Décisions publiées au bulletin, consultables sur Légifrance. Chaque mission est cadrée à la lumière de cette jurisprudence.

En bref

L'arrêt maladie abusif désigne un salarié en arrêt qui exerce en réalité une activité incompatible (travail dissimulé, sport, gérance occulte, emploi concurrent). Le détective privé agréé CNAPS du Groupe Prometheus documente la réalité des faits par filature et constatations sur la voie publique, dans le strict respect de la vie privée et du RGPD, et selon un principe de proportionnalité de la surveillance. Le rapport d'enquête, exploitable en justice au sens du droit à la preuve (article 145 du Code de procédure civile, sécurise une procédure de licenciement pour faute grave devant le conseil de prud'hommes (Cass. soc. 25 novembre 2020). Nos détectives peuvent témoigner à l'audience pour corroborer leurs constatations. Intervention pour employeurs et avocats en droit social, depuis 6 agences-sièges en France et un réseau international de plus de 40 pays.

Exemple typique de ROI. 4 à 6 jours de filature (2 800 à 4 500 € HT) suffisent souvent à documenter une activité incompatible et à sécuriser un licenciement pour faute grave, évitant des indemnités fréquemment supérieures à 20 000 €.

Demande confidentielle

Être rappelé par un détective agréé CNAPS

Vérifiez un doute sérieux, dans le cadre légal. Réponse en heures ouvrées, souvent sous 2h.

Comment préférez-vous être contacté ?

Agréé CNAPS · Secret professionnel · Aucun message vocal ne mentionne notre agence

FAQ

Questions fréquentes

Réponses directes avant un échange confidentiel avec un directeur d'enquête.

Peut-on surveiller un salarié en arrêt ?

Une vérification est envisageable lorsqu'elle repose sur des indices concrets et sérieux, poursuit un objectif légitime et reste strictement nécessaire et proportionnée : périmètre limité, durée courte, faits matériels uniquement. L'étude de faisabilité sert précisément à vérifier ces conditions avant toute mission.

Le rapport peut-il servir devant les prud’hommes ?

Il peut être versé à une procédure prud'homale. Son admissibilité et sa force probante relèvent de l'appréciation du juge, au regard notamment de la licéité et de la loyauté des opérations, de la nécessité de sa production et du débat contradictoire. Aucune issue procédurale ne peut être garantie.

Combien de temps faut-il ?

Certains dossiers se vérifient en quelques heures, d’autres nécessitent plusieurs jours selon les habitudes et la mobilité.

Que peut faire le détective, et que s'interdit-il ?

Dans le cadre d'un mandat licite, nécessaire et proportionné, l'enquêteur peut effectuer des constatations matérielles limitées depuis des lieux accessibles au public et vérifier des informations réellement accessibles au public. Il n'entre pas au domicile ou dans un espace privé sans droit, n'utilise ni faux profil, ni provocation, ni faux prétexte, n'accède pas à des comptes ou messages privés, et ne recherche pas d'informations sans rapport direct avec le manquement professionnel allégué. Il ne se prononce jamais sur l'état de santé ou l'aptitude médicale du salarié. La visibilité d'un fait depuis l'espace public ne justifie pas, à elle seule, une surveillance prolongée.

Quels sont les signes d'un arrêt abusif ?

Arrêts accolés aux week-ends, prolongations en série, signalements de collègues ou de clients, activité incompatible visible en ligne. Aucun signe isolé ne suffit, c'est l'accumulation qui justifie une vérification.

Contre-visite médicale et détective : quelle différence ?

La contre-visite prévue par l'article L. 1226-1 du code du travail est réalisée par un médecin mandaté par l'employeur, selon les conditions fixées aux articles R. 1226-10 à R. 1226-12. Le médecin apprécie si l'arrêt de travail, y compris sa durée, est médicalement justifié et transmet à l'employeur une conclusion limitée aux catégories prévues par les textes. Une enquête privée ne peut ni se substituer à cet examen médical ni apprécier l'état de santé ; elle ne peut porter que sur des faits matériels distincts, directement utiles à un objectif professionnel légitime et dans un cadre nécessaire et proportionné. L'articulation éventuelle des deux démarches doit être décidée au cas par cas avec le conseil de l'employeur.

Faut-il informer le salarié ou le CSE ?

Il n'existe pas d'exemption générale pour une enquête ponctuelle. L'article L. 1222-4 du code du travail interdit de collecter personnellement des informations sur un salarié au moyen d'un dispositif qui ne lui a pas été préalablement porté à connaissance ; l'article L. 2312-38 prévoit l'information et la consultation préalables du CSE avant la décision de mettre en œuvre des moyens ou techniques permettant un contrôle de l'activité des salariés. Le RGPD impose en outre une base légale, une information adaptée, la minimisation des données et une durée de conservation définie. L'application exacte de ces obligations à une investigation déterminée (notamment la forme et le moment de l'information, sans en neutraliser l'objet) dépend du procédé envisagé et du contexte. Avant tout mandat, l'employeur doit donc faire vérifier par son avocat ou son conseil social et données personnelles les règles applicables, les accords et chartes internes, ainsi que les consultations déjà réalisées.

Combien coûte ce type de mission ?

Les forfaits dépendent de la durée d'observation, de la zone et des moyens. La grille horaire professionnelle va de 70 à 100 € HT selon la zone. Le devis est ferme, établi après l'étude de faisabilité gratuite.

Que se passe-t-il si l'observation ne confirme rien ?

Vous recevez le même rapport factuel, avec des constats négatifs datés. C'est une information utile : elle évite une procédure fragile et referme le dossier proprement.

Appeler · confidentiel
Échange WhatsApp — 100 % confidentiel